Plus je t’aime, Seigneur, et plus, pour ton amour, je serai courageuse à entreprendre n’importe quelle oeuvre, si ardue soit-elle. La crainte de la peine, de la souffrance, du risque est la grande ennemie de la force: elle paralyse mon âme et la fait reculer, lorsqu’elle se trouve face au devoir. Le courage, au contraire, lui donne de l’élan, lui faisant tout affronter pour Te rester fidèle. En ce sens, le courage me portera à affronter même la mort, même le martyre, s’il me faut y passer pour ne pas manquer au devoir.
Ô Jésus, la vertu de force, il est vrai, ne m’affranchit pas de la crainte, du désarroi, toujours prêts à m’envahir au moment du sacrifice, du danger, du péril de mort surtout; la force, néanmoins, comme toutes les autres vertus, s’exerce par la volonté. Il est donc possible, ô Roi d’amour, d’accomplir des actes de courage malgré la peur. En ce cas, le courage remplit une double fonction: vaincre l’appréhension et affronter les devoirs difficiles. Tel fut ton suprême acte de force, ô doux Sauveur, accompli au jardin des Oliviers lorsque Tu acceptas de boire le calice très amer de ta Passion, malgré la détresse de ton humanité. En m’associant à ton acte de Sauveur, je trouverai la force pour accepter tous les devoirs pénibles.
«Ô Seigneur, Dieu des armées, qui as dit, dans ton Évangile: “Je ne suis pas venu apporter la paix, mais la guerre”, donne-moi la force et les armes pour la lutte. Je brûle du désir de combattre pour ta gloire, mais, je T’en supplie, fortifie mon courage. Alors, avec le saint roi David, je pourrai m’écrier: “Toi seul es mon bouclier; c’est Toi, Seigneur, qui dresses mes mains à la guerre!”
«Ô mon Jésus, je combattrai pour ton amour jusqu’à la fin de ma vie et mon épée sera l’amour.
«Mon impuissance ne me décourage pas; quand, le matin, je me sens privée de courage et de force pour pratiquer la vertu, je dois envisager cet état comme une grâce, car Tu m’enseignes que tel est précisément le moment de porter la hache à la racine de l’arbre, comptant uniquement sur ton aide.
«Où serait mon mérite si je combattais seulement lorsque j’en sens le courage? Que m’importe de n’en avoir pas, pourvu que j’agisse comme si j’en avais? Ô Jésus, fais-moi bien comprendre que si je me sentais trop faible pour ramasser un bout de fil, mais le faisais quand même pour ton amour, je mériterais beaucoup plus que si j’accomplissais une action considérable dans un moment de ferveur. Ainsi donc, au lieu de m’attrister, il faut que je me réjouisse en voyant que, tout en me laissant sentir ma faiblesse, Tu me donnes l’occasion de sauver un plus grand nombre d’âmes.» (Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus).
Oh! puissant amour de Dieu! Comme il est vrai que l’âme énamourée de Toi ne trouve rien d’impossible! Heureuse l’âme qui a obtenu ta paix, ô mon Dieu! Elle domine les périls et les souffrances du monde, et rien ne l’effraie lorsqu’il s’agit de Te servir.
Ta véritable servante, Seigneur, celle que Tu illumines et guides dans la voie sûre, a ceci de particulier: au milieu des terreurs du chemin, elle sent croître en elle le désir de ne pas s’arrêter. Apprends-moi donc, mon Dieu, à aller toujours de l’avant, à combattre avec courage, à me soustraire aux coups du démon qui tente de m’effrayer.
Que fait-il, en effet, ô mon Seigneur, celui qui ne se consume pas tout entier pour Toi? Hélas! que je suis loin, je pourrais le dire mille fois, que je suis loin de cette perfection! Quelle foule d’imperfections ne vois-je pas en moi! Quelle lâcheté à Te servir! Ô doux Sauveur, viens y remédier, Toi qui le peux! Répands en mon coeur une grande confiance et augmente mes désirs, afin que, m’appliquant de toute ma bonne volonté et confiante en ton secours, je puisse arriver, je ne dis pas tout de suite, mais au moins peu à peu, là où beaucoup de saints sont arrivés.
Tu es si bon, ô Jésus, Tu l’as toujours été pour moi. Toute ma vie n’est qu’un seul bienfait de Ta part. Comment puis-je Te rendre grâce pour tous ces dons venus du ciel?
Tu m’as accordé si souvent le pardon de mes offenses et de mes négligences. Tu me poursuis de Ta bonté incessante afin de m’attirer à Toi.
Ô bon Jésus, je veux T’aimer et, avec Ta sainte grâce, je veux faire tout ce que Tu attends de moi. Je m’offre tout entière à Toi. Accepte chacun des battements de mon coeur, chaque instant de ma vie, comme un acte de pur amour pour Toi. Rends-moi libre et détachée de toute créature afin de T’aimer comme Tu le désires et mérites d’être aimé.
Garde-moi pour Toi pure et humble. Accorde-moi que, dans mon amour pour Toi, j’aime sincèrement tous mes frères humains, surtout les personnes avec lesquelles je vis et travaille, les petits, les pauvres, les souffrants, les éprouvés, les abandonnés. Accorde-moi de vouloir et de faire vraiment ce qui est le meilleur pour eux, en reconnaissance pour tous tes bienfaits, me rappelant que mon amour pour Toi doit se traduire en charité envers mon prochain. Fais que je puisse rayonner partout Ta présence d’amour.
Ô Jésus, que chaque travail, chaque prière, chaque moment de joie, chaque souffrance aussi Te soient consacrés, par Marie, en pur amour. Tout cela, selon Tes intentions, en union avec Ton sacrifice perpétuel sur l’autel.
Accorde-moi de T’aimer et de Te servir non seulement parce que Tu es bon pour moi, mais davantage encore parce que Tu es l’Infinie Bonté, la Perfection Suprême. Intimement unie à Toi, je veux présenter une digne reconnaissance et un parfait amour à Ton Père céleste.
INTERCESSIONS:
–Que Te rendrais-je, ô Jésus, pour toutes Tes bontés? Tu m’as donné l’être et la vie, mon corps et mon âme.
Tous: Merci, mon Dieu, pour tous Tes bienfaits.
–Dieu fait homme, Tu T’es fait semblable à nous, afin de nous rendre plus semblables à Toi.
Tous: Merci, mon Dieu, pour tous Tes bienfaits.
–Par Ta mort, Tu nous as rendu la vie et, par tes douleurs, Tu nous as acheté les joies du ciel.
Tous: Merci, mon Dieu, pour tous Tes bienfaits.
–Tu nous as donné Marie pour Mère, pour Corédemptrice, Médiatrice et Avocate.
Tous: Merci, mon Dieu, pour tous Tes bienfaits.
–Pour nous, Tu as institué les sacrements, et tout spécialement l’Eucharistie.
Tous: Merci, mon Dieu, pour tous Tes bienfaits.
–J’unis mes actions de grâce à celles de tous Tes élus.
Tous: Merci, mon Dieu, pour tous Tes bienfaits
–Daigne augmenter ma reconnaissance, afin que je Te redise avec un plus vif amour:
Merci, mon Dieu, pour tous Tes bienfaits
Ô doux Jésus, donne-moi un coeur simple,
Qui ne savoure pas les tristesses.
Un coeur magnanime à se donner, tendre à la compassion.
Un coeur fidèle et généreux,qui n’oublie aucun bien,
et ne tienne rancune d’aucun mal.
Fais-moi un coeur doux et humble,
Prompt à pardonner,
Capable de supporter suavement toutes les contrariétés,
Aimant sans demander de retour,
Joyeux de s’effacer dans un autre coeur
En se sacrifiant devant le Père céleste.
Un coeur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme,
Qu’aucune indifférence ne lasse;
Un coeur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ,
Blessé de son amour
Et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel.
(cf. P. Léonce de Grandmaison)